Froid

J’aime lorsqu’il ne fait pas chaud
Parce qu’enfin j’ai frais
Je fais peur aux moineaux
Et dans l’fond d’l’aire l’aigle renaît

Je deviens cannibale
De la lune, de la paix,
J’enfume la capitale
De buée de sauvetage aux aguets

Et si je m’enrhume, ma foi,
Bonjour la camomille
Le thermomètre bien droit,
La prise de la pastille

J’arrime mes amarres au plus près
Traverse mon mouchoir en courant
J'exauce de tous mes souhaits
Et respire dans l’entrebâillement

Finalement, la vie est une grande joie
Pleine de hauts, plein les bras,
Surtout si le doute n’existe pas
Moi j’aime lorsqu’il fait froid

 

© 2011 Jean-Marc Lagniel  
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