Je Rappe

Je rappe, je rappe soir et matin
Je rappe sur mon chemin
Je rappe, je vais de ferme en château
Je rappe pour du pain je rappe pour de l’eau

Je couche sur l’herbe tendre des bois
Les mouches ne me piquent pas
Je suis heureux, j’ai tout et j’ai rien
Je rappe sur mon chemin, je suis heureux et libre enfin

Les nymphes, divinités de la nuit
Les nymphes, couchent dans mon lit
La lune se faufile à pas de loup
Dans le bois, pour danser, pour danser avec nous

Je sonne chez la comtesse à midi
Personne, elle est partie
Elle n’a laissé qu’un peu d’riz pour moi
Me dit un laquais chinois

Je rappe mais la faim qui m’affaiblit
Tourmente mon appétit
Je tombe soudain au creux d’un sentier
Je défaille en rappant et je meurs à moitié

Gendarmes, qui passez sur le chemin
Gendarmes, je tends la main
Pitié, j’ai faim, je voudrais manger
Je suis léger, léger

Au poste, d’autres moustaches m’ont dit
Au poste, « Ah ! mon ami
C’est vous le rappeur vagabond ?
On va vous enfermer, oui, votre compte est bon. »

Ficelle, tu m’as sauvé de la vie,
Ficelle, sois donc bénie
Car, grâce à toi j’ai rendu l’esprit,
Je me suis pendu cette nuit… et depuis…

Je rappe, je rappe soir et matin
Je rappe sur les chemins
Je hante les fermes et les châteaux,
Un fantôme qui rappe, on trouve ça rigolo

Je couche, parmi les fleurs des talus
Les mouches ne me piquent plus
Je suis heureux, ça va, j’ai plus faim
Heureux, et libre enfin ! Yo !
 

© 2016 Jean-Marc Lagniel  
Charles Trenet a été le pape et la soupape de la modernité dans la chanson française.
Alors j’ai adapté «Je chante» en «Je rappe», juste pour voir ce que ça donne et comment ça sonne aujourd’hui…
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